C'est en cherchant des renseignements sur Paul Celan que je suis arrivé au cimetière de Thiais. Vous connaissez ? Moi pas. J'appris alors son surnom :
le cimetière des pauvres.
Je n'y suis pas encore allé, mais j'en appris sur ses allées.
C'est un rebut.
C'est là que Paris jette en vrac ses morts mésestimés. Vous y trouverez les indigents, les corps non-réclamés, mais aussi les restes de cadavres : déchets médico-légaux, avortons, greffes abandonnées. Y reposent aussi les corps de quelques vieillards tués par la canicule où s'illustra le minsitre de a Santé de l'époque - 2004 - et actuel président de la Croix-Rouge, Jean-François Mattei. A noter enfin qu'y furent enterrés en fosse commune les condamnés à mort avec leur tête tranchée...
Un bien bel endroit en vérité. Dont la capitale s'est bien gardé de se charger.