C'est un peuple assez particulier, aux meurs secrets, aux terriers profonds mais chargés de richesses. Leurs terriers ? Ils les creusent dans des journaux, dans des télévisions, dans la Toile géante aussi bien sûr, ainsi que forcément dans les lieux stratégiques de la capitale. A quoi reconnaît-on un ubiquite ? Oh, fort simple : il est partout et parfois en même temps !
Parmi les ubiquites célèbres on peut citer le sympathique Laurent Ruquier (producteur se spectacles, dramaturge, il anime une émission d'après-midi sur Europe 1, puis un direct sur France 2 et, le samedi, une longue soirée toujours sur France 2), le mou et rassurant Philippe Meyer (écrivain, journaliste prestidigitateur des ondes qui anime deux émissions en même temps sur le service public !), le rond Yves Calvi (qui arrive à se couper la parole à lui-même en finissant sur France 5 chaque soir ce qu'il a commencé sur France-Inter la seconde précédente, tout en gardant la forme pour quelques spéciales sur France 2 & 3). L'ubiquite ne vit pâs en groupe mais aime les compagnies épisodiques, à la manière du sémillant Christophe Barbier (chroniqueur matinal sur LCI, directeur de la rédaction de L'Express, blogeur et invité "à rond de serviette" chez C dans l'Air)
Leur maître est le stakhanoviste fameux, Alexandre Adler dont la récente conversion au néo-conservatisme n'a guère ralentit son activité de penseur multicrates.
L'ubiquite aime le serice public. Il y fait toujours chaud.
Par ses penchants à donner des leçons, il a pu parfois être confondu avec l'ubicuistre, dont nous parlerons un jour prochain !