Ouhlala quelle affaire ! Cinq imbéciles ont abimé une toile de Monet, "Le Pont d'Argenteuil", en s'introduisant de nuit dans le musée d'Orsay (note : c'est amusant, dans une note lointaine j'évoquais la possibilité de rentrer en loucdé à Orsay - sans expliquer comment, ouf !) avec un peu d'ivresse en tête.
On a pu entendre et lire pas mal de réactions indignées (dont celle-ci, divine, de notre ministe Mme Abanel : "Imaginez s'il c'était agi d'un Van Gogh !"). Mais au fond, pourquoi ? Pourquoi pousser de tels cris quand tout dans la société où nous vivons insulte chaque jour ces chefs d'œuvres. Ne sont-ils pas plus tranchant qu'un coup de coude tous ces T-shirts "Joconde", ces mugs "Picasso", ces torchons "Degas", ces parapluies "Miro" et, demain, ces brosses à dents en poils de Courbet !!!



Moi je dis, faut savoir où l'on vit. Faut arrêter de feindre attacher du prix à l'art tout en n'ayant d'autre obsession dans notre petit monde que de faire du fric et de grimper sur la tête du voisin.
Numérisons tout ça pour vendre des repros à tire-larigot et foutons ces croûtes dans une grande cave plombée, merdre !