Alors là forcément, là, ben, oui, on se, comment dire, on se sent seul quoi, enfin, tout petit, oui, on se sent tout petit.

Parler de Dieu, du clitoris, de l'âme des fleurs, ok, on peut essayer, mais là, les JO, pffff ...

Disons d'abord que j'ai pas la télé. Puis ensuite soyons honnête : j'en avais une qu'est morte il y a quelques mois et j'ai pas les sous pour en acheter avant longtemps une autre. Voilà. Donc déjà, les JO, je m'en fous un brin.

Ensuite ?

Il se trouve que je connais des tibétains réfugiés à Londres et pas fervents défenseurs du régime chinois. Et nuls en sport qui plus est ! Ils finissent par hausser les épaules au bout d'un moment et par lâcher qu'ils savent déjà tout ça, que c'est foutu pour eux, que l'Histoire les a balayé comme d'autres, qu'ils vont essayer de tenir bon, seuls, seuls, pour plus tard, si des fois ça pouvait changer ... Ils me disent de pas m'en faire, que les JO sont une mascarade depuis bien plus longtemps que les actuels et que si je veux je peux leur emprunter leur TV, ils habitent à l'étage en-dessous. J'ai eu deux fois des fuites d'eau qui ont ruisselé sur leur autel.

Ils sont habitués aintenant, à ce qu'on leur pisse sur leur crâne. Glabres, par ailleurs. Foutus curés !